L’épître(ries) - Mars 2026
L’actu de mes publications, salons et dédicaces
Anaica est disponible
Ma nouvelle Anaica est désormais disponible hors abonnement en versions papier et en numérique, et toujours en audiobook via le Patreon des éditions 1115.
Si vous souhaitez la découvrir, vous retrouverez ici les informations utiles pour vous la procurer.
Cercueil et préjugés entre les mains de deux comités de sélection
Hein ? Sélection de quoi ?
De deux prix littéraires.
Parce que j’ai décidé de le proposer. (Oui, c’est une initiative de ma part, et non de ma maison d’édition.)
J’ai donc envoyé un exemplaire papier du roman à l’association Autour des lettres, qui organise chaque année le Prix de la ville de St-Lys. La sélection est en cours, le comité est actuellement plongé dans la lecture de premiers romans qu’ils ont dénichés ou qui leur ont été proposés. J’espère que le mien fera partie des heureux élus choisis pour concourir.
Et après avoir vérifié qu’il remplissait les critères d’éligibilité, j’ai soumis le roman également au Prix des Auteurs Inconnus. Même chose, la sélection est en cours. Là aussi, je croise très fort les doigts pour que Cercueil et préjugés en fasse partie. Ça permettrait à mes deux cornichons de bénéficier d’une jolie vitrine. 😊
L’anecdote du mois

Syndrome de l’imposteur, théorie de la dramaturgie, et effet Dunning-Kruger
Vous connaissez l’effet Dunning-Kruger ? Des études de psychologie ont montré que les personnes les moins compétentes avaient tendance à surestimer leurs compétences, alors que les personnes les plus compétentes avaient tendance au contraire à sous-estimer leurs compétences. Ce qui se traduit par la courbe suivante (vous pouvez cliquer pour la voir en grand) :
Le résultat de cette expérience est souvent parodié via une autre courbe, que voici (vous pouvez cliquer pour la voir en grand) :
On y aperçoit une montagne de l’ignorance, représentant l’auto-surévaluation des personnes les moins compétentes, puis une vallée de l’humilité, où plongent les personnes qui commencent à acquérir des compétences, et enfin un plateau de la consolidation, où arriveraient les personnes les plus compétentes.
Pourquoi je vous parle de ça ?
Parce que j’ai commencé à écrire mes premiers romans sans rien connaître à la dramaturgie ou à la narratologie. J’avais de très vagues notions (méthode flocons, monomythe de Campbell ou voyage du héros, structure en 3 actes, élément perturbateur, climax etc), rien de plus. Mais je me disais que je pouvais écrire sans en savoir davantage. Après tout, malgré mon ignorance sur le plan théorique, plusieurs de mes nouvelles avaient été publiées, non ? Et puis je lis beaucoup, je sais à quoi ressemble un roman.
Sauf qu’arrive fin 2024, le repérage par une agente de ma deuxième comédie romantique, puis les retours des maisons d’édition auxquelles elle propose le texte. Et une remarque revient à plusieurs reprises : le style plaît, mais il y a des faiblesses au niveau dramaturgie.
Alors je commence à lire des livres de théorie. Ceux que me conseille l’agente, pour commencer. Puis d’autres. Un premier, un deuxième, un troisième, un quatrième…
Résultat ?
Si en 2023 je me trouvais au sommet de la montagne de l’ignorance, je nage désormais en pleine vallée de l’humilité.
Ajoutez à cela un syndrome de l’imposteur qui, lui, se fiche bien de ce qu’on croit être capable d’écrire ou non, de ce qu’on a publié ou non, et de la manière dont ça a été reçu par le lectorat. Il n’a qu’un seul mot d’ordre : on n’est pas légitime.
Voilà donc où j’en suis aujourd’hui. Persuadée de ne pas savoir construire, structurer et dramatiser un récit, persuadée aussi de n’avoir aucune légitimité à écrire. Alors, chaque jour, je dois me battre contre ces pensées-là, qui virent parfois à l’obsession selon mon humeur du moment, pour trouver le courage d’inventer des histoires et de les coucher sur le papier. Pour ne pas regretter, dans quelques années, de n’avoir pas essayé. Juste essayé. À ma toute petite hauteur.
Mon journal de bord d’écriture

Une nouvelle pour un projet secret
J’ai terminé le premier jet de cette nouvelle, dont je vous parlais le mois dernier. Sans dévier du synopsis, oui oui. Je n’en suis pas peu fière ! Et j’ai déjà reçu trois retours de bêta lecture.
Ne me reste plus qu’à corriger.
Sans dépasser la limite haute fixée par la maison d’édition. (Et ça, autant vous dire que ça va être un sacré challenge. 😅)
Un roman format “J’aime lire”
J’espérais un retour avant fin février (vu qu’on m’avait annoncé 4 à 6 semaines pour une soumission début janvier).
Bon.
Je vous ai déjà parlé de la distorsion du temps éditorial par rapport au temps des humains “normaux” ? J’aurais dû deviner, hein. Bref. J’attends toujours.
Le bon côté, c’est que pour l’instant, je peux encore me vanter de ne jamais avoir reçu de refus de J’aime lire. Pas mal, non ?
Le Lapin rose
L’agente que j’ai rencontrée via Émergences à Montreuil ne souhaite pas me représenter pour ce manuscrit, mais elle l’a lu et m’a fait un retour argumenté. À partir de ses remarques, j’ai effectué une nouvelle passe de corrections (à la hauteur de ce que je me sentais capable de faire sans orientations plus précises), avant de lancer les soumissions.
Le manuscrit est désormais entre les mains des maisons d’édition qui s’étaient montrées intéressées par le pitch à Montreuil.
Il ne me reste plus qu’à attendre quelques mois pour savoir si cet intérêt se confirme… ou non.
−195,79°C
Je n’ai pas vraiment avancé dans l’écriture de la nouvelle mouture de ce texte, mais j’ai planché sur un plan. (Si si, je vous assure. Un plan. Oui. Moi.)
J’avais déjà en tête mes personnages depuis mes premières tentatives sur ce texte. J’ai donc désormais aussi les idées à peu près claires sur l’intrigue et la manière dont je souhaite la mettre en récit.
Yapluka, hein, comme on dit.
Sauf qu’en réalité… j’appréhende de me lancer dans l’écriture. Je ne sais pas pourquoi. Peur de mal écrire. Peur de décevoir. Peur de m’arrêter encore une fois en cours de route, sur ce projet qui semble maudit. Peur d’avoir choisi un sujet potentiellement casse-gueule. Peur aussi de ne pas le traiter aussi bien qu’il le mériterait.
Un peu de tout ça, sans doute.
Mais je vais m’y mettre. Il faut juste que j’arrête de trop réfléchir aux enjeux autour du texte, pour me concentrer sur le texte en lui-même. Et que je me débarrasse de soucis administratifs pénibles, qui me pourrissent la vie depuis novembre. Et que le concert du 10 mars pour lequel j’ai été réquisitionnée et qui me stresse parce que je galère à jouer ce qu’on me demande soit derrière moi. (Il en prend un coup, hein, le mythe de l’auteur torturé qui vit de misère et d’eau fraîche. Moi, j’ai du mal à écrire quand j’ai l’esprit encombré de préoccupations bassement matérielles.)
Breizh, son et sentiments
En standby, corrections post bêta-lectures prévues quand le premier jet ci-dessus sera achevé.
E comme…
En soumissions. Pas de nouvelles pour ce texte depuis la dernière newsletter.
Un mensonge sans conséquence
En soumissions. Pas de nouvelles pour ce texte depuis la dernière newsletter.
Chasseuse de rêves
En soumissions. Pas de nouvelles pour ce texte depuis la dernière newsletter.
Quoi de neuf sur le blog ?

Rien de nouveau ce mois-ci.

