L’épître(ries) - Juin 2026
L’actu de mes publications, salons et dédicaces
Le Chien est paru le 1er juin, dans L’Indé Panda n°15
L’Indé Panda n°15 est disponible gratuitement en version ebook, ou à 10€ en version papier. Vous y retrouverez 10 nouvelles, par 10 auteurices (je ne l’ai pas encore lu, je ne peux donc pas vous en dire plus). Toutes les infos pour vous le procurer sont sur le site de l’association, juste ici.
À l’occasion du lancement, plusieurs jeux fort sympathiques ont été organisés autour du livre et des textes qui le composent. Ils sont encore en ligne via ce lien, il y a aussi des anecdotes intéressantes à propos des textes, n’hésitez pas à aller y faire un tour, les bénévoles de l’association ont fait un super boulot !
Le Chien est un texte de SF sur l’obsolescence. Et comme c’est lui qui ouvre le recueil, il a aussi inspiré l’illustration de couverture, que je trouve absolument magnifique, réalisée par Okami Sekai. Regardez-moi cette beauté ! 😍
Le mois des auteurs et autrices de Nouvelle Aquitaine
Petit rappel : le 30 juin, à Bordeaux, je participe au dispositif Traverse(s), le mois des auteurs et autrices de Nouvelle Aquitaine, organisé par ALCA, avec Cercueil et préjugés.
Si vous souhaitez y assister, les informations utiles et les inscriptions sont ici.
L’anecdote du mois

On écrit plus facilement quand on a un toit sur la tête
C’est amusant parce que je discutais il y a peu, avec des collègues autrices, de divers exemples d’auteurs et autrices qui vivaient de l’écriture et/ou d’activités connexes à l’écriture, et qui ont plus ou moins récemment décidé de reprendre un job alimentaire.
Pourquoi donc ?
Quelle que soit la manière dont elle est formulée, la raison invoquée est au fond toujours la même : on écrit plus facilement quand on n’a pas l’esprit encombré de préoccupations matérielles et qu’on ne se demande pas comment on va s’acheter à manger ou payer sa facture d’électricité.
Parce que, oui, vivre de l’écriture en France est extrêmement compliqué, et l’est même aujourd’hui de plus en plus, avec d’un côté une conjoncture économique qui fait que les gens qui ont encore les moyens de s’offrir des livres sont de moins en moins nombreux, et disposent d’un budget de plus en plus étriqué pour le faire ; et d’un autre côté, diverses décisions politiques, comme la réforme du Pass Culture ou des diminutions importantes du budget alloué à la culture par les collectivités locales, qui ont un impact sur les interventions (scolaires, en salons…), sources non négligeables de revenus annexes à l’écriture.
Alors, personnellement, je ne vis pas du tout de l’écriture, donc à mon petit niveau, le seul impact concret de cette morosité dans le monde du livre que je constate, c’est une frilosite croissante des maisons d’édition à signer des manuscrits d’auteurices peu connu·e·s… Et pourtant, j’ai pu expérimenter par moi-même ces derniers jours l’importance de la sécurité matérielle et de la tranquillité d’esprit dans l’écriture.
Comment, pourquoi ?
Parce que le ciel m’est tombé sur la tête le week-end dernier.
Enfin, pour être exacte, pas le ciel. Le plafond. Et une partie de l’isolant.
OK, OK, pour être tout à fait exacte, pas sur ma tête. Parce que j’ai eu la présence d’esprit de condamner la pièce quand j’ai vu qu’il s’éventrait et menaçait de s’effondrer (il est tombé en partie la nuit suivante, et d’autres bouts se sont détachés encore pendant une journée).
Bref, c’est juste un dégât matériel facile à réparer, et l’origine a été identifiée (une canalisation dans les combles qui n’a pas supporté la vague de chaleur), mais cela m’a quand même tracassée suffisamment pour m’empêcher d’écrire plusieurs jours durant.
Voilà. Tout cela vient une nouvelle fois casser le mythe de l’écrivain·e tourmenté·e et prouver qu’on écrit mieux avec un toit au-dessus de la tête (et un plafond entre les deux). Normalement, je devrais avoir retrouvé cette couche intermédiaire d’ici fin de semaine prochaine (je croise les doigts). Il paraît que les bricoleurs peuvent réparer ça tout seuls, mais chez moi, on est plutôt team Alex et sa perceuse (si vous avez lu Cercueil et préjugés, vous savez), donc… on évite et on fait appel à des pros ! 😆
Mon journal de bord d’écriture

Un roman format “J’aime lire”
Pas de nouvelles pour le moment.
Le Lapin rose
J’ai reçu un très joli refus de Talents hauts, qui me dit que le texte est trop fantasque pour eux, mais que l’éditrice l’a trouvé, je cite, “rythmé et très abouti” et “ne doute pas de le voir publié bientôt chez une maison consœur” (elle en cite trois). Je ne peux qu’espérer qu’elle ait raison ! 🤞
−195,79°C
J’ai soumis comme prévu le projet au concours des 10 ans de Slalom. En revanche, entre la période des concerts (avec ses nombreuses répétitions) et mon histoire de plafond, je n’ai quasi pas avancé depuis sur mon premier jet, qui stagne à environ 50% d’avancement.
Autant dire qu’il ne sera pas terminé d’ici début juillet.
Surtout que je l’ai mis temporairement en pause pour reprendre Un mensonge sans conséquence, j’explique pourquoi plus bas.
Breizh, son et sentiments
En standby, corrections post bêta-lectures prévues quand le premier jet ci-dessus sera achevé.
E comme…
En soumissions. Pas de nouvelles pour ce texte depuis la dernière newsletter.
Un mensonge sans conséquence
J’ai reçu un joli refus argumenté de Gallimard jeunesse, qui souligne plusieurs points forts du roman (des personnages bien campés, des intentions plutôt justes, des dialogues et des interactions naturels, un nœud d’intrigue d’une certaine originalité), mais évoque aussi quelques points qui ont motivé le refus.
Or, les éditions Didier Jeunesse ont récemment lancé un appel à textes pour lequel on peut leur soumettre une romance, et le concours Rageot qui démarre mi-juillet s’ouvre cette année également à la romance. Alors je me dis qu’il serait dommage de ne pas en profiter pour lancer quelques soumissions pour Un mensonge sans conséquence, et j’ai donc décidé d’attaquer une nouvelle passe de corrections, en tenant compte des éléments avec lesquels je suis en phase dans le retour de Gallimard.
Mon objectif, terminer avant fin juin et faire une salve d’envois entre fin juin et mi-juillet.
Chasseuse de rêves
En soumissions. Pas de nouvelles pour ce texte depuis la dernière newsletter.
Quoi de neuf sur le blog ?

Rien de nouveau ce mois-ci.

